Chose promise, chose dûe.Je vais vous présenter aujourd'hui la Grand Seiko SBGA029 Diver 200 équipée du fameux Spring Drive.

C'est ma première revue, donc soyez indulgent (surtout sur les photos). Je précise également qu'il s'agit ici de mon avis, mes sensations,mon plaisir, et que de ce fait mon opinion n'a en aucun valeur de jugement universel
Seiko a toujours fait la part belle aux plongeuses. J'en ai personnellement possédé quelques unes (plus ou moins plongeuses...)que ce soit de la marque Seiko ou d'autres marques (Oris Tubbataha, Breitling Superocean Heritage, Corum Bubble Chrono,Terra Cielo Mare Palombaro, etc...). Même si l'eau et moi ca fait 2
Quand j'ai vu la GS la première fois sur la toile, mon regard a tout de suite été attiré par cette magnifique couleur noire, présente au niveau de la couronne et du cadran avec le contraste saisissant des chiffres blanc et indexes de couleur crème.
J'ai alors analysé plus en profondeur la bête qui me faisait face. Et convoité l'objet jusqu'à franchir le pas. Je peux donc vous faire part de ce qui suit.
Tout d'abord le cadran :

La couleur noire unie est omniprésente. Les indexes qui représentent les heures sont surélevés, cerclés couleur argent et recouverts de matière luminescente. Personnellement, j'adore le relief créé.

J'aime beaucoup le triangle inversé à 12 heures qui me rappelle celui présent sur les modèles flieger (inversé donc du coup dans le bon sens le triangle...vous suivrez ?
A 3 heures, se trouve le guichet de la date, petit rectangle entouré d'un fin liseré blanc. Les chiffres sont à mon sens de taille un peu trop importante.
Les aiguilles des heures et minutes ont une forme que j'aime beaucoup. Celà se marie très bien et ajoute une touche sport au modèle. Si les aiguilles style Katana avaient été reprises (cf Ananta), je trouve que celà aurait banalisé le cadran.
La matière luminescente est également largement présente. C'est également le cas au niveau de l'aiguille des secondes, mais uniquement au niveau d'une extrémité et ce à l'intérieur d'un petit cercle (il m'arrive même de suivre ce petit cercle plutot que l'autre extrémité qui elle indique vraiment les secondes qui s'écoulent.... ).

Sur le pourtour du cadran, vous trouverez un réhaut avec de fins indexes blanc qui représentent les heures et minutes. Celà reste discret et je dois bien avouer que je n'y avais pas prêté attention au début.
Concernant la littérature présente, beaucoup soulignent la redondance entre SEIKO, GS et Grand Seiko. Pour ma part je parlerais juste d'une différence de police d'écriture qui me gêne entre le classique SEIKO et la police beaucoup plus travaillée de GS et Grand Seiko. Pour démarquer le modèle, j'aurais placé le Grand Seiko à la place de SEIKO et laissé le GS sur le bas du cadran.
Last but not least, la "complication" réserve de marche à 8 heures. C'est un des aspects qui m'a plu. Elle ajoute un côté dynamique au cadran. Elle est très bien positionnée et sait se faire oublier. J'ai une complication identique sur la Pequignet Rue Royale, et j'aime regarder ou en est la charge.
Au tour du boitier :

Celui-ci est surmonté d'une lunette unidirectionnelle de la même couleur noire intense que celle présente sur le cadran. On retrouve à 12 heures le petit triangle inversé, qui est surmonté d'un rond cerclé argent luminescent. Les autres indexes et chiffres sont de couleur blanche (blanc pétant je dirais même). Niveau maniement de la lunette, c'est fluide, précis, avec de petits cliquetis légers. Ca sent quand même le robuste, le costaud.

Même sensation pour le boitier en lui même. C'est du solide. 44.2 mm pour un épaisseur de 14 mm. Se trouve ici une petite frayeur de ma part. Ayant un poignet de 17 mais un avant bras assez court j'avais peur que la montre me mange une partie du bras comme ce fut le cas avec mes Bell Ross (surtout la 01-94) ou la Tubbataha (46 mm). Et bien que nenni. Pas du tout. Je trouve même qu'elle fait moins imposante que la Calibre qui pourtant lui rend quelques millimètres. Niveau épaisseur, celà reste relativement correct, même si en photo je la voyais plus "plate".

L'arrière du boitier de la montre est en acier plein. Pas de petite vitre pour apercevoir le mouvement. Avec la date, c'est un autre petit regret...j'aurais aimé voir quelque chose comme celà :

Niveau poids, la bête fait dans les 200 gr avec le bracelet métal. Celà se sent au poignet mais j'aime sentir le poids d'une montre. Elle n'en est pas moins confortable pour autant. Ayant pu essayer une Deepsea Blue (le vendeur a eu la gentillesse de me faire essayer quelques modèles de chez Rolex), ça pèse !
La couronne visée est protégée par deux petits renforts de chaque côté. Le sigle GS est présent.


Parlons du bracelet et de la boucle déployante :


Il est extrèmement bien fini. Au niveau des cornes, se trouvent de petits trous permettant d'actionner les petites pompes pour enlever le bracelet. C'est nickel surtout quand on est doué comme moi...ca évite de laisser des gravures quand on souhaite changer de bracelet. Pour enlever des maillons, là par contre il faut faire bien attention.
Les petites goupilles passent dans le maillon principal puis un maillon central au centre duquel se trouve un petit tube qui permet de bloquer la goupille. Il faut faire bien attention à récupérer le petit tube en acier qui a tendance à vite se faire la malle dès que la goupille est enlevée. Sinon celà reste quand même nettement plus facile à gérer que sur mon ancienne Speed Triple Day Date qui a failli voler plusieurs fois dans le jardin d'énervement.
Le bracelet est également réglable sur trois paliers au niveau de la boucle déployante. Celle-ci est juste ENORME en épaisseur. Celà vient du fait qu'un élongateur (pas certain d vocabulaire pour le coup) est présent pour permettre d'augmenter le taille du bracelet pour le faire passer sur une combi de plongée.


Sinon la boucle est très facile d'utilisation et est solidement fermée via le clapet sur lequel est présent le signe GS. Petit bémol, quand je vais pour fermer le clapet, la boucle a tendance à coulisser au niveau de l'élongateur. Il m'arrive donc de réajuster pour que celà revienne à ma taille.



Moi qui adore les boucles déployantes, celle ci me convient très bien. J'ai cependant un peu peur de l'abimer, tout comme le bracelet d'ailleurs. Je vais donc en majorité la porter sur un Isofrane noir (grand merci au vendeur qui m'en a dégoté un à très bon prix - ci-apès face à une Luminor Marina 104)

Petit tour du côté du mouvement :
Il s'agit donc du Spring Drive 9R65. Ce qui frappe de suite, c'est la course de l'aiguille des secondes. C'est d'une fluidité bluffante. Puis dans un deuxième temps c'est...le silence. Si vous l'approchez de votre oreille, point de tic tac...c'est le calme plat.
Je ne suis pas très câlé sur la technique liée au mouvement. Donc mea culpa par avance. J'ai trouvé ce petit paragraphe sur le site SEIKOWATCHES qui résume très bien la chose :
"La montre Spring Drive repose sur un mécanisme particulier de Seiko dans lequel le ressort moteur fonctionne grâce aux les mouvements naturels de son utilisateur et dont la précision est contrôlée par un mécanisme micro-électronique à quartz. Elle fait appel à la force de déroulement du ressort moteur pour actionner ses aiguilles. Alimentée par les mouvements naturels de la personne qui la porte, la montre Spring Drive peut être considérée comme la concrétisation du lien parfait entre son utilisateur et les progrès technologiques les plus récents"
La précision est donc bien présente. Sur une semaine, pas une seconde de perdue.
Voici deux vues récupérées sur le net :


Ayant parcouru pas mal de forums, plusieurs visions s'affrontent concernant ce mouvement :
* Ceux pour qui le spring drive est une veritable innovation et apporte la précision au mouvement automatique
* Ceux qui pensent que c'est une automatique avec quartz...sans atteindre la précision de montres quartz
classiques car elle perd quand même quelques secondes sur une longue période de temps
A chacun sa vision et son point de vue. Il y a à mon sens un peu de vrai partout.


J'aime ce côté rare et unique de cette montre. Elle a une vraie présence au poignet. Je la regarde de nombreuses fois la journée juste pour le plaisir..je la dévore des yeux, l'enlève de mon poignet, la soupèse, la remets au poignet...
Je considère le mouvement comme une innovation. La montre est précise, et la réserve de marche importante. Après il y a le quartz..et alors ? moi ca ne me gêne pas. J'ai des automatiques, d'autres en remontage manuel et maintenant ce spring drive
Personnellement, je ne l'aurais pas acheté au prix neuf. A cause de la décote notamment. Pour info, la mienne est d'Avril 2015 et je l'ai eu à presque la moitié du prix du neuf.
D'un point de vue "image",n'espérez pas que n'importe quel quidam se pâme devant votre montre. Peu connaissent Grand Seiko, peu la remarqueront. Et si ils la remarquent, vous aurez droit plutot à un "ah ouais...c'est une Seiko"...."Une Grand quoi ? Seiko ? connais pas" "Combien ???..Non mais t'es un malade toi !"
Et de temps en temps, vous tombez sur un connaisseur, qui a les yeux qui brillent en la voyant...et c'est parti pour des heures de discussion...
Et là...et bien ca fait plaisir Serge, au delà du plaisir personnel !!
Merci de m'avoir lu, et j'espère que vous avez passé un bon moment
Allez quelques photos encore...





