ROSKOPF
Posté : 20 févr. 2015, 22:19:06
Je vais ici tenter de vous raconter vite fait l'histoire de Roskopf
Georges-Friedrich Roskopf nait le 15 mai 1813 en Allemagne, à Niederweiler

Fils de boucher-hôtelier , il quitte la maison familiale à seize ans pour aller travailler et apprendre le français en Suisse à La Chaux-de-Fonds.
Il est d'abord apprenti vendeur pendant 4 années chez Mairet & Sandoz , vente de fers & métaux destinés à l'horlogerie, ôu il entre en contact avec des clients horlogers.Ensuite en 1833 il rentre chez J.Biber , toujours à La Chaux-de-Fonds, comme apprenti horloger.
A 22ans, en 1835, il rencontre Françoise Robert, 38 ans, veuve fortunée, il l'épouse et la même année , lui fait un enfant ( Fritz-Edouard , l'enfant unique de Georges Roskopf ) et ouvre à son compte un atelier d'établissage.Puis passent une quinzaine d'années à assembler des montres, essentiellement de montres de poche en or à destination des Etats-unis et de la Belgique. Parallèlement il travaille avec Charles Wille au comptoir de la firme B.J.Guttmann ( il en profite pour compléter sa formation commerciale )
Il travaille avec son fils et en association avec Henri-Edouard Gindraux pendant 2 ans, en 1857 Gindraux le quitte pour la direction de l'école d'horlogerie de Neufchatel.La même année sont fils part pour Genève afin d'y créer sa propre entreprise d'achat/vente en horlogeries.
Voila notre bon Georges à nouveau seul devant son établi à 44 ans. C'est durant cette période que l'idée de faire une montre pour toutes les bourses germa dans son esprit ; une montre simple, solide, sans complications ( pas de petites secondes ) il mettra 10 ans pour mener à bien sa grande idée tout en continuant la fabrication et la commercialisation de ses montres de luxe.

Montre en or avec remontoir au pendant ( remplacer la clef, une nouveauté pour l'époque ) et double train de rouage, en 1863 , signé Roskopf
Les problèmes commencèrent a surgir pour la fourniture des matériaux et pièces sous-traitées, les fournisseurs ne voulant pas s'abaisser à faire du si vil ouvrage ! ( l'horlogerie Suisse et surtout à La Chaux-de-Fonds, ne s'occupait que de "Haute Horlogerie" et pièces d'exceptions ) Roskopf dû donc se résoudre à trouver des fournisseurs bien plus loin, jusqu'au Jura et au Doubs en France.
Pour trouver du personnel même problème , l'ouvrier horloger ne veut pas se salir les mains !
Devant son établi, tard dans la nuit, Georges persiste dans sa grande idée.

Lorsque la mise au point de sa montre est terminée, Roskopf fait déposer 3 brevets pour cette même montre ; le premier en Belgique le 3 aout 1867 (brevet 21988 ), le second en Amérique le 10 mars 1868 ( Brevet 75463 "Roskopf patent" ), le troisième en France le 25 mars 1868 : brevet S.G.D.G.80611 "Montre du prolétaire" ci-dessous :
57 pièces en tout et pour tout

Solide et précise, pas de polissage rien de superflu

Pas de charnière , fond clipsé pour éviter toutes entrées de poussières ou d'humidités ( c'est une montre d'ouvrier avant tout ! )

Le réglage de l'heure se fait au doigt.

Une prolétaire Type 2 , avec la découpe pour permettre le démontage du porte-échappement ( quelques mois après le lancement de la type 1 )

Entretemps Charles Wille son ancien collaborateur, suggère à Georges Roskopf de présenter sa montre à l'exposition universelle de Paris en 1867, Louis Bréguet est dans le jury ! une médaille de bronze est attribuée pour la montre de Georges Roskopf !
Une seconde suivra en 1870, en argent cette fois ! celle de la Société d'encouragement pour l'industrie nationale ( française )
La France, bien plus que la Suisse, a contribué à la reconnaissance de l'oeuvre de Georges Roskopf.
Ses premiers collaborateur seront un Suisse allemand Charles-Léon Schmid et Ferdinand Baschmid un allemand originaire de Kempten respectivement 24 et 20 ans.
Les commandes affluent du monde entier, sauf de Suisse ou elle fut rejetée comme une "bâtarde" comme l'écrit Liliane Roskopf dans son livre "Une histoire de famille".
Malheureusement , 4 années après le début du succès , en février 1872 , Georges perd sa chère Françoise, il en sera très affecté, déprimé par la maladie et considérant avoir réalisé son oeuvre , en 1874 il remet sa maison de commerce à 2 fidèles anciens collaborateurs C.L.Schmid et C.Wille et il quitte la Chaux-de-Fonds.
Il décède à Berne le 14 avril 1889.
PS : A partir de 1890, plus de 60 entreprises suisses ( Amida, Baumgartner, Buler, Bergeon, Ebauches, Cortébert, Oris,Revox, Ronda, Sicura, Valjoux,etc....) imitèrent la "Roskopf"!
En les affublant du nom de Gre Roskopf, H. Roskopf, Roskopf frères, Roskopf fils, Roskop, A.Rosskopf, Roskopf Gre patent, Gre Roskopf patent extra,et même Roskopf Grandson's !
En 1970, la ville de la Chaux-de-Fonds laisse raser sa maison pour y mettre une banque, malgré un comité de défense.
Georges-Friedrich Roskopf nait le 15 mai 1813 en Allemagne, à Niederweiler

Fils de boucher-hôtelier , il quitte la maison familiale à seize ans pour aller travailler et apprendre le français en Suisse à La Chaux-de-Fonds.
Il est d'abord apprenti vendeur pendant 4 années chez Mairet & Sandoz , vente de fers & métaux destinés à l'horlogerie, ôu il entre en contact avec des clients horlogers.Ensuite en 1833 il rentre chez J.Biber , toujours à La Chaux-de-Fonds, comme apprenti horloger.
A 22ans, en 1835, il rencontre Françoise Robert, 38 ans, veuve fortunée, il l'épouse et la même année , lui fait un enfant ( Fritz-Edouard , l'enfant unique de Georges Roskopf ) et ouvre à son compte un atelier d'établissage.Puis passent une quinzaine d'années à assembler des montres, essentiellement de montres de poche en or à destination des Etats-unis et de la Belgique. Parallèlement il travaille avec Charles Wille au comptoir de la firme B.J.Guttmann ( il en profite pour compléter sa formation commerciale )
Il travaille avec son fils et en association avec Henri-Edouard Gindraux pendant 2 ans, en 1857 Gindraux le quitte pour la direction de l'école d'horlogerie de Neufchatel.La même année sont fils part pour Genève afin d'y créer sa propre entreprise d'achat/vente en horlogeries.
Voila notre bon Georges à nouveau seul devant son établi à 44 ans. C'est durant cette période que l'idée de faire une montre pour toutes les bourses germa dans son esprit ; une montre simple, solide, sans complications ( pas de petites secondes ) il mettra 10 ans pour mener à bien sa grande idée tout en continuant la fabrication et la commercialisation de ses montres de luxe.

Montre en or avec remontoir au pendant ( remplacer la clef, une nouveauté pour l'époque ) et double train de rouage, en 1863 , signé Roskopf
Les problèmes commencèrent a surgir pour la fourniture des matériaux et pièces sous-traitées, les fournisseurs ne voulant pas s'abaisser à faire du si vil ouvrage ! ( l'horlogerie Suisse et surtout à La Chaux-de-Fonds, ne s'occupait que de "Haute Horlogerie" et pièces d'exceptions ) Roskopf dû donc se résoudre à trouver des fournisseurs bien plus loin, jusqu'au Jura et au Doubs en France.
Pour trouver du personnel même problème , l'ouvrier horloger ne veut pas se salir les mains !
Devant son établi, tard dans la nuit, Georges persiste dans sa grande idée.

Lorsque la mise au point de sa montre est terminée, Roskopf fait déposer 3 brevets pour cette même montre ; le premier en Belgique le 3 aout 1867 (brevet 21988 ), le second en Amérique le 10 mars 1868 ( Brevet 75463 "Roskopf patent" ), le troisième en France le 25 mars 1868 : brevet S.G.D.G.80611 "Montre du prolétaire" ci-dessous :
57 pièces en tout et pour tout

Solide et précise, pas de polissage rien de superflu

Pas de charnière , fond clipsé pour éviter toutes entrées de poussières ou d'humidités ( c'est une montre d'ouvrier avant tout ! )

Le réglage de l'heure se fait au doigt.

Une prolétaire Type 2 , avec la découpe pour permettre le démontage du porte-échappement ( quelques mois après le lancement de la type 1 )

Entretemps Charles Wille son ancien collaborateur, suggère à Georges Roskopf de présenter sa montre à l'exposition universelle de Paris en 1867, Louis Bréguet est dans le jury ! une médaille de bronze est attribuée pour la montre de Georges Roskopf !
Une seconde suivra en 1870, en argent cette fois ! celle de la Société d'encouragement pour l'industrie nationale ( française )
La France, bien plus que la Suisse, a contribué à la reconnaissance de l'oeuvre de Georges Roskopf.
Ses premiers collaborateur seront un Suisse allemand Charles-Léon Schmid et Ferdinand Baschmid un allemand originaire de Kempten respectivement 24 et 20 ans.
Les commandes affluent du monde entier, sauf de Suisse ou elle fut rejetée comme une "bâtarde" comme l'écrit Liliane Roskopf dans son livre "Une histoire de famille".
Malheureusement , 4 années après le début du succès , en février 1872 , Georges perd sa chère Françoise, il en sera très affecté, déprimé par la maladie et considérant avoir réalisé son oeuvre , en 1874 il remet sa maison de commerce à 2 fidèles anciens collaborateurs C.L.Schmid et C.Wille et il quitte la Chaux-de-Fonds.
Il décède à Berne le 14 avril 1889.
PS : A partir de 1890, plus de 60 entreprises suisses ( Amida, Baumgartner, Buler, Bergeon, Ebauches, Cortébert, Oris,Revox, Ronda, Sicura, Valjoux,etc....) imitèrent la "Roskopf"!
En les affublant du nom de Gre Roskopf, H. Roskopf, Roskopf frères, Roskopf fils, Roskop, A.Rosskopf, Roskopf Gre patent, Gre Roskopf patent extra,et même Roskopf Grandson's !
En 1970, la ville de la Chaux-de-Fonds laisse raser sa maison pour y mettre une banque, malgré un comité de défense.
